Détails de l'œuvre
Date :
Vers 1909
Matériaux et techniques :
Cuivre martelé et repoussé, grenaille et applications d’argent
Numéro d'inventaire :
PPO1109
Dimensions :
H. 52 x D. 24,7 cm
Mode d'acquisition :
Don de Jacques-Michel Zoubaloff, 1916, 1916
Traditionnellement désigné sous le nom de Vase des aristoloches bien qu’il s’agisse d’ancolies, ce vase illustre l’extraordinaire habileté d’un artiste et poète du métal. Husson travaille principalement le cuivre rouge qu’il patine, surcharge et incruste de coulées d’argent avec une grande virtuosité.
Le spectacle de la nature lui fournit l’essentiel de ses thèmes d’inspiration. Il excelle à reproduire « tout le charmant et inépuisable ordinaire des champs et du jardin, les plantes et les insectes », note un critique à propos des œuvres qu’il expose à la galerie Hébrard en 1909. Cette première exposition personnelle organisée rue Royale, à Paris, dans la galerie du célèbre fondeur, permet à Husson de démarrer une carrière indépendante d’orfèvre et de ciseleur. Ce dernier est un artiste singulier, qui a vécu à l’écart des modes et des courants artistiques de son époque. Pourtant, il est proche du symbolisme par sa manière très personnelle de suggérer que les choses ont une vie inconsciente. Du Japon aussi, vraisemblablement, il a retenu la leçon naturaliste et l’incitation à colorer, oxyder et patiner les métaux.
D’origine russe, le collectionneur Jacques Zoubaloff a fait don en 1916 et en 1922 de quarante-deux œuvres de Husson au Petit Palais. Zoubaloff admirait particulièrement Henri Husson qu’il comparait aux plus grands orfèvres de la Renaissance. Grâce à cette donation, le musée du Petit Palais possède la plus importante collection publique d’œuvres de Husson.