Détails de l'œuvre

Date :
Vers 1755-1760

Matériaux et techniques :
Bronzes dorés, fleurs en porcelaine tendre de Vincennes, figurines en porcelaine dure de Saxe

Mode d'acquisition :
Achat sur les arrérages du legs Dutuit, 1996, 1996

Cette magnifique pendule en bronze doré, à fleurs et feuillages en porcelaine de Vincennes et sujets en porcelaine de Meissen, a appartenu au collectionneur Léopold Double (1812-1881) et constituait dans le « salon des Saxes » un des fleurons de son hôtel parisien. Elle rejoint ensuite la collection d’Édouard Chappey, qui la prête en 1900 au Petit Palais pour l’Exposition rétrospective de l’art français.

Parodiant les attitudes humaines avec humour, les figurines de singes ont été créées par le talentueux et prolifique Johann Joachim Kändler (1706-1775), responsable de l’atelier de sculpture à la manufacture de Meissen. Vers 1710, les Saxons découvrent le secret de la porcelaine dure par l’ajout de kaolin, qui confère à la porcelaine de Chine sa dureté et sa transparence. La vogue des singeries, quant à elle, apparaît au XVIIIe siècle en France avec les célèbres décors de l’hôtel de Rohan à Paris ou du château de Chantilly. Autour des singes musiciens et des tuyaux d’orgue, les bronzes dorés, attribués à Duplessis, dessinent des guirlandes et des festons au rythme à la fois souple et équilibré.

Exceptionnelle par sa rareté absolue, cette pièce l’est aussi par sa richesse et la variété de ses matériaux, qui en font l’illustration parfaite du style Louis XV. Véritable synthèse des techniques les plus élaborées du XVIIIe siècle, cette pendule a pu faire l’objet d’une importante commande d’un marchand mercier. Le Livre-journal d’un des plus célèbres d’entre eux, Lazare Duvaux, mentionne plusieurs pendules, dont celle vendue en 1751 à Mme de Pompadour.