Détails de l'œuvre

Date :
1782

Matériaux et techniques :
Plume et encre noire, lavis gris, sur traits à la pierre noire sur papier

Numéro d'inventaire :
PPD1801

Dimensions :
H. 29 x l. 24 cm

Mode d'acquisition :
Achat, 1922, 1922

De sa création en 1648 à sa disparition dans le sillage de la Révolution française, l’Académie royale de peinture et de sculpture joue un rôle prépondérant dans le monde des arts. Ses privilèges sont renforcés après que le comte d’Angiviller est nommé directeur général des Bâtiments du roi en 1774 : toute autre exposition que le Salon – réservé aux membres de l’Académie – se voit alors interdite. 

Soucieux de promouvoir son travail, et en dépit de l’hostilité qu’il porte à cette institution pour la suppression de laquelle il plaidera, le jeune David s’emploie à la rejoindre. Les deux étapes nécessaires pour cela veulent qu’un artiste envoie d’abord une œuvre à l’Académie qui, si elle est saluée par les Académiciens, lui vaut d’être agréé, puis qu’il en envoie une seconde pour être reçu. La première étape passée, David peint La Douleur d’Andromaque (Paris, musée du Louvre) comme morceau de réception lors d’un séjour à Rome en février 1783. Trois dessins préparatoires à cet imposant tableau sont conservés, celui du Petit Palais montrant son état quasi définitif. 

Le cadavre longiligne d’Hector, tué par Achille lors de la guerre de Troie, occupe toute la largeur de la composition. Sa veuve, Andromaque, est assise près de lui avec leur enfant, Astyanax. La sévérité géométrique et l’austérité de cette composition, tout comme la raideur des corps et les expressions contenues de ses protagonistes, sont caractéristiques du néoclassicisme dont David est, en France, le principal promoteur.