Détails de l'œuvre
Date :
Vers 1660
Matériaux et techniques :
Huile sur toile
Dimensions :
H. 48,5 x l. 64,5 cm et H. 27 x l. 42,5 cm
Mode d'acquisition :
Legs Dutuit, 1902, 1902
Peintre d’origine bruxelloise, Adam-François Van der Meulen débute sa carrière dans les Pays-Bas espagnols. Très tôt, il se forme comme peintre de batailles dont la renommée ne tarde pas à franchir les frontières : vers 1664, il est appelé à Paris par Charles Le Brun, premier peintre de Louis XIV et directeur de la Manufacture royale des Gobelins. Il obtient rapidement la charge de « peintre des conquêtes du Roi », qu’il accompagne dans tous ses voyages et ses opérations militaires. Son nom reste aujourd’hui attaché à la chronique du règne de Louis XIV.
Ces deux tableaux comptent parmi les plus achevés de la période flamande de Van der Meulen. À cette époque, il réalise de petites scènes de genre militaire dans un style plein de force et de fougue. Ici, le combat fait rage sur le devant de la scène : les deux cavaleries ennemies s’élancent brutalement l’une contre l’autre dans un combat fracassant au corps à corps. Le groupe de combattants forme une mêlée comme un seul personnage, grouillant, d’où ressort le cheval cabré et le cavalier brandissant son épée.
Mais c’est l’importance accordée au paysage qui fait l’originalité des peintures de batailles de Van der Meulen. S’appuyant sur une observation rigoureuse de la réalité grâce à de nombreux relevés et études d’après nature, Van der Meulen représente les lieux avec une grande précision topographique. Le peintre garde de ses origines le goût de la description et du détail propre à la peinture flamande. L’attention portée aux variations atmosphériques et lumineuses est également remarquable. Avec une facture enlevée, tout en frottis léger, il peint avec justesse les jeux de lumière tamisée par les frondaisons et les combats qui se poursuivent jusqu’à l’horizon dans les lointains vaporeux.