Détails de l'œuvre
Date :
XVIe siècle
Matériaux et techniques :
Tempera et or sur bois
Numéro d'inventaire :
PPP4907
Dimensions :
H. 165 x l. 137 cm
Mode d'acquisition :
Legs de Roger Cabal, 1998, 1997
Saint Georges, honoré dans tout le monde chrétien, est l’un des saints les plus représentés de la peinture orthodoxe. Mégalomartyr (du grec : « grand martyr »), il est montré le plus souvent en saint guerrier terrassant le dragon, parfois entouré de scènes de sa vie comme sur cette icône hagiographique de dimension exceptionnelle. De nombreux éléments de sa légende, popularisée par La Légende dorée de Jacques de Voragine au XIIIe siècle, sont ici illustrés.
Monté sur son cheval blanc, le saint perce de sa lance la tête du dragon ailé sortant d’une étendue d’eau. Le monstre est tenu en laisse par la princesse qui devait lui être livrée. La jeune fille se tient au seuil de la tour où sont réfugiés le roi et la reine, ses parents. Ils assistent à la scène depuis une fenêtre, de même qu’une armée de soldats impuissants répartis sur le toit et à l’intérieur. Un ange, sortant des nuées, arrive vers le saint pour lui décerner la couronne de la victoire. Cet épisode exprime le triomphe des forces du Bien sur les forces du Mal tels les fléaux ou les maladies, devant lesquels l’humanité est démunie, par l’intervention d’un saint paré pour le combat et victorieux.
La partie centrale est entourée de vingt épisodes de la vie de saint Georges, consacrés en particulier aux différentes tortures et expositions aux tentations qu’il subit sur ordre de l’empereur romain Dioclétien, jusqu’à son ultime supplice, la décollation (angle inférieur droit).