À la fin du XVIIIe siècle, la ville de Weimar, résidence des ducs de Saxe-Weimar joue un rôle éminent en tant que centre intellectuel de l’Allemagne. Personnalité centrale de cette cour éclairée, Goethe y accumule de nombreuses responsabilités liées à la politique culturelle et y rédige la plupart de ses œuvres. Collectionneur averti et dessinateur lui-même, il choisit pour le compte du Grand-Duc de très belles feuilles représentant toutes les facettes du dessin allemand.
À cette époque, la littérature, les arts plastiques et la musique connaissent de profondes transformations qui bouleversent leurs règles et leur pratique. Si le mouvement romantique n’a jamais eu de chef de file et s’il existe une grande disparité de styles, les artistes s’accordent à privilégier l’expression des passions et la subjectivité de leur vision. Cette période voit s’épanouir, chez un grand nombre d’artistes allemands, un génie du dessin qui s’impose comme l’expression la plus novatrice de la création d’alors.
Outre les figures emblématiques de Caspar Friedrich, Philipp Runge et Johann Füssli, le visiteur découvre plus de trente-cinq artistes essentiels dans l’histoire du dessin : Tischbein, Carstens, Fohr, Horny, von Schadow, Schinkel, von Schwind, Richter ou encore les nazaréens,Overbeck et Schnorr von Carolsfeld, qui étaient portés par la spiritualité chrétienne et le sentiment national.
Exposition organisée avec
Commissaires :
Hermann Mildenberger, professeur et conservateur au Klassik Stiftung Weimar
Gaëlle Rio, directrice, musée de la Vie romantique
Christophe Leribault, directeur du Petit Palais
Reportage : L'Allemagne romantique
Publication
À l’époque de Goethe (1749-1832), la littérature, les arts plastiques et la musique connaissent de profondes transformations qui bouleversent les règles et la pratique de ces arts dans le monde germanique. La période romantique, voit s’épanouir, chez un grand nombre d’artistes allemands, un goût du dessin qui s’impose comme l’expression la plus novatrice de la création artistique contemporaine. Si le mouvement romantique n’a jamais eu de chef de file, ni à proprement parler de programme, et s’il existe une grande disparité de styles entre les artistes, ils privilégient l’expression individuelle, le sentiment et la subjectivité.
« Le sentiment de l’artiste doit être sa loi » affirme Caspar David Friedrich. Parmi la riche collection d’arts graphiques des musées de Weimar, l’ouvrage présente, pour la première fois, une sélection de près de 140 feuilles d’exception, et offre ainsi un panorama éclairant de cet âge d’or du dessin allemand. Outre les figures emblématiques de Caspar David Friedrich, Philipp Otto Runge et Johann Heinrich Füssli, l’ouvrage révèle plus de trente artistes, moins familiers sans doute des amateurs français, mais essentiels dans l’histoire du dessin: Tischbein, Carstens, Fohr, Schadow, Schinkel, Richter... ou encore les Nazaréens comme Overbeck et Schnorr von Carolsfeld, ces jeunes artistes qui souhaitaient créer un art nouveau, porté par la spiritualité chrétienne et le sentiment national, loin de toute contrainte académique. Les portraits, les scènes de genre, la Bible et les légendes médiévales, les châteaux et les ruines mais surtout les paysages, abordés dans toutes les techniques, et dessinés d’un trait précis au service d’un style mêlant idéalisme et naturalisme, sont autant d’occasions, pour ces artistes, d’exprimer le foisonnement de leur vie intérieure.
Auteur(s) : Collectif
Exposition : L'Allemagne romantique
Format : Relié
Nombre de page : 252 pages
Nombre d'illustration : 141
Dimensions : 22 x 28 cm
ISBN : 978-2-7596- 0425-8
Date de publication : mai 2019
Langue : Français
Editeur : Paris Musées
Prix public : 39,90€