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Georges Clairin - Portrait de Sarah Bernhardt
Armand Point - Coffret «aux paons»
Camille Alaphilippe - La Femme au singe
Aristide  Maillol - Femme nue assise, la main gauche sur la tête. Etude pour la Méditerranée
Louis-Robert Carrier-Belleuse - Vase La Lutte pour la vie
Léon  Lhermitte - Les Halles
Fernand Pelez - La Mort de l'empereur Commode
Pierre-Auguste Renoir - Ambroise Vollard au foulard rouge
Jean Carriès - Mon portrait
Emile Gallé - Vase à deux anses
Georges-Henri Lemaire - Le Silence ou Immortalité
Charles-Alexandre Giron - La Femme aux gants, dite La Parisienne
Paul Sérusier - Tricoteuse au bas rose
Pierre-Auguste  Renoir - Portrait de Madame de Bonnières
Berthe Morisot - Jeune fille en décolleté - La fleur aux cheveux
Pierre Bonnard - Conversation à Arcachon
Pierre-Adrien Dalpayrat - Plat : Le Jugement de Pâris
Joseph-Marius Avy  - Bal blanc
Marie Constantine Bashkirtseff - Parisienne, portrait d’Irma
Maurice Denis - Baigneuses à Perros-Guirec
Fernand Pelez - La Vachalcade
Alfred Sisley - L’église de Moret (le soir)
Théophile Alexandre Steinlen - Bal du 14 juillet
Edmond  Aman-Jean - Miss Ella Carmichaël
Raoul Larche - Buste d'enfant (portrait présumé de Marcel Lerolle)

Venus victrix

Pierre Auguste Renoir et Richard Guino
Pierre Auguste Renoir (Limoges, 1841 – Cagnes-sur-Mer, 1919) et Richard Guino (Girone, 1890 – Antony, 1973)
1916 ?
Bronze
H. : 181 ; l. : 111 ; P. : 78 cm

Renoir s’est intéressé de façon épisodique à la sculpture, mais c’est, dit-on, un échange avec Maillol en 1907 qui le fait reprendre le modelage à la fin de sa vie.

En 1913, Ambroise Vollard, son marchand attitré, lui suggère d’employer Richard Guino, jeune sculpteur étudiant sous la direction de Maillol, pour l’assister. Leur collaboration dure 5 ans, Renoir, perclus de rhumatismes, jetant sur le papier des esquisses, Guino modelant l’œuvre projetée sous la direction du maître qui agite ou qui pointe un bâton pour exprimer les modifications plastiques nécessaires, Vollard éditant les œuvres en bronze.

Venus victrix, réalisée entre 1914 et 1916, illustre le triomphe de la déesse de l’amour, sur ses concurrentes, Minerve et Junon. Elle tient la pomme que lui donna le berger Pâris, seul juge de ce concours de beauté, tout en se dévoilant dans un geste qui rappelle d’innombrables Naissances de Vénus.
Le style antiquisant est l’écho de la dernière manière de Renoir : comme Maillol, Bourdelle ou Picasso à la même époque, il se tourne vers le modèle gréco-romain dans ce que l’on appellera « le retour au style », alliant réalisme et idéalisme. Ceci se traduit dans la silhouette épurée de la Vénus, dans ses mouvements doux et mesurés, dans la surface lisse et les formes rondes de son corps.

Bien plus qu’une Vénus conquérante, la Venus victrix est une baigneuse – une de celles qui traversent l’œuvre peint de Renoir. Toutes exaltent le corps de la femme avec le même mélange de plénitude des formes et de pudeur du regard baissé. Mais la tri-dimension et le matériau bronze de la sculpture ajoutent une saveur nouvelle au thème familier du vieil artiste, le dotant ainsi d’une réalité visuelle et tactile éminemment sensuelle.
A. S.

Numéro d'inventaire: 
PPS01708
Numéro d'inventaire : PPS01708
Mode d'acquisition : Don Ambroise Vollard, 1931
Péristyle
Section : Paris 1900
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