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Jean-Baptiste-Camille Corot - Marietta, dite L’odalisque romaine
Jean-Baptiste Carpeaux - Mademoiselle Fiocre
Louis-Ferdinand  Lachassaigne - Vase - Van Dyck peignant son premier tableau
Charles Durand dit Carolus-Duran - Mademoiselle de Lancey
Jean-Auguste-Dominique Ingres - François 1er reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci
Eugène Delacroix - Combat du Giaour et du Pacha
Jacob Mardochée dit Jacob-Petit - Pendule au mameluk
Jean-Baptiste Carpeaux - Buste de Samuel Welles de La Valette
Gustave Courbet - Courbet au chien noir
Édouard Manet - Portrait de Théodore Duret
Louis Léopold Boilly - Portrait de mademoiselle Athénaïs d’Albenas
Paul Gauguin - Vieil homme au bâton
Jean-Baptiste Carpeaux - Ugolin
Jan  Van Beers   - Les funérailles de Charles le Bon, Comte de Flandre, célébrées à Bruges dans l’église Saint-Christophe le 22 avril 1127
Gustave Courbet - La sieste pendant la saison des foins (montagne du Doubs)
Alfred de Dreux - Portrait de Monsieur et Madame Mosselman et de leurs deux filles
Jean-Désiré Ringel d'Illzach - Portrait de Jeanne et Mme Albert Dammouse
Octave  Penguilly L’Haridon  - Côtes de Belleville
Gustave Doré - La Vallée de larmes
Gustave Doré - L’Ascension
Camille  Pissarro - Le Pont Royal et le Pavillon de Flore
Paul Delaroche - Portrait d'Horace Delaroche

Tête de paysan

Aimé Jules
Dalou
Paris, 1838 - Paris, 1902
Etude, 1894
Terre cuite
H. : 40 ; L. : 24 ; P. : 26 cm

Les origines modestes de Dalou, fils d’artisan, et ses convictions politiques d’homme de gauche, pourraient justifier l’intérêt précoce du sculpteur pour la représentation des classes populaires.
Il faut ajouter que depuis les années 1850, les « réalistes » - des romanciers, peintres, graveurs, photographes - prennent le peuple des villes pour sujet d’étude, souhaitant donner une image plus vraie du monde qui les entoure.
Dans les années 1888 à 1896, Dalou travaille à ses moments perdus - sans en avoir reçu de commande - à un projet de Monument aux ouvriers, qui ne verra jamais le jour. Il exploite une partie de ses études pour les bas-reliefs du Monument à Alphand (inauguré en 1899 avenue Foch), qui représentent des travaux de terrassement et d’aménagement de Paris.
Les nombreuses études liées au Monument aux ouvriers sont en partie issues des scènes observées par Dalou et retranscrites dans son atelier, de mémoire ou d’après ses carnets de croquis. A ce stade, ni les visages, ni les vêtements, ni les techniques agricoles ne sont très caractérisés. Dalou n’aurait sans doute pas favorisé le pittoresque ou le narratif.
Certains éléments ont été étudiés plus en profondeur.  La très étonnante Tête de paysan, dont les moindres rides sont marquées, a sans doute été esquissée d’après un modèle posant en atelier.
Ces esquisses pleines de vie ont été révélées à l’occasion de leur présentation en 1905 dans la salle Dalou du Petit Palais. Dès lors, elles ont été largement reproduites en bronze, et sont encore très collectionnées.
A. S.

Numéro d'inventaire: 
PPS00257
Numéro d'inventaire : PPS00257
Mode d'acquisition : Achat à Georgette Dalou, fille de l’artiste, 1905
Salle 40
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