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Jean-Baptiste-Camille Corot - Marietta, dite L’odalisque romaine
Jean-Baptiste Carpeaux - Mademoiselle Fiocre
Louis-Ferdinand  Lachassaigne - Vase - Van Dyck peignant son premier tableau
Charles Durand dit Carolus-Duran - Mademoiselle de Lancey
Jean-Auguste-Dominique Ingres - François 1er reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci
Fernand Pelez - La Mort de l'empereur Commode
Eugène Delacroix - Combat du Giaour et du Pacha
Jacob Mardochée dit Jacob-Petit - Pendule au mameluk
Jean-Baptiste Carpeaux - Buste de Samuel Welles de La Valette
Gustave Courbet - Courbet au chien noir
Édouard Manet - Portrait de Théodore Duret
Louis Léopold Boilly - Portrait de mademoiselle Athénaïs d’Albenas
Paul Gauguin - Vieil homme au bâton
Jean-Baptiste Carpeaux - Ugolin
Jan  Van Beers   - Les funérailles de Charles le Bon, Comte de Flandre, célébrées à Bruges dans l’église Saint-Christophe le 22 avril 1127
Gustave Courbet - La sieste pendant la saison des foins (montagne du Doubs)
Alfred de Dreux - Portrait de Monsieur et Madame Mosselman et de leurs deux filles
Jean-Désiré Ringel d'Illzach - Portrait de Jeanne et Mme Albert Dammouse
Octave  Penguilly L’Haridon  - Côtes de Belleville
Gustave Doré - La Vallée de larmes
Gustave Doré - L’Ascension

Portrait de mademoiselle Athénaïs d’Albenas

Louis Léopold
Boilly
La Bassée (Nord), 1761 – Paris, 1845
1807
Huile sur toile
H. : 65 ; L. : 54,5 cm

Ce gracieux portrait,  fixe les traits de la fille de Jean-Joseph d’Albenas, officier au régiment de Touraine, qui s’illustra dans la guerre d’Indépendance en Amérique, avant de s’installer à Toulouse. Athénaïs est vêtue d’une robe claire à taille haute et manches ballon comme en portent les femmes à la mode à la fin du 1er Empire.

La lumière oblique qui éclaire de haut en bas la silhouette de la fillette est différente de celle du paysage. Elle correspond en fait à la lumière de l’atelier où le jeune modèle a pris la pose.

Le paysage vallonné n’est qu’un fond de décor qui encadre le portrait, procédé que l’on retrouvera  utilisé dans les studio des premiers photographes. Avec son joli ciel nuageux, sa succession de plans clairs et sombres,  il suit les règles de composition du paysage classique et conduit notre regard de la fabrique située en haut de la colline vers une cascade qu’enjambe un petit pont, au premier plan.

L’œuvre de Boilly qui rend compte par la scène de genre de la vie des classes moyennes dans la société parisienne, connaît une grande vogue sous l’Empire et jusque dans les années 1830.  Après 1800, ses compositions deviennent plus complexes en s’animant de nombreuses figures. Descriptions amusées de la vie moderne, elles sont d’une exécution minutieuse et d’une palette raffinée. L’artiste s’enthousiasme pour la lithographie naissante et inaugure la grande lignée des caricaturistes du XIXe siècle avec son Recueil de grimaces paru en 1823, qui  influencera Daumier.

Ses talents d’observateur et la nécessité d’assurer le quotidien, le conduisent à produire une grande quantité de portraits, dont il décline tous les genres : tableaux de famille (La famille Gohin, 1787, Paris, musée des Arts décoratifs), portraits de groupe, études d’expression (Lille, musée des Beaux-Arts) ou petites physionomies en buste (Paris, musée Marmottan). Les portraits en pied sur fond de paysage constituent l’aspect le plus raffiné de sa production.

I. C.

Marques Inscriptions Poinçons : 
Signé et daté en bas à droite : L. Boilly 1807
Numéro d'inventaire: 
PDUT01983
Numéro d'inventaire : PDUT01983
Mode d'acquisition : Achat, 1999
Oeuvre non exposée actuellement
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