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Georges Clairin - Portrait de Sarah Bernhardt
Armand Point - Coffret «aux paons»
Camille Alaphilippe - La Femme au singe
Aristide  Maillol - Femme nue assise, la main gauche sur la tête. Etude pour la Méditerranée
Louis-Robert Carrier-Belleuse - Vase La Lutte pour la vie
Léon  Lhermitte - Les Halles
Pierre-Auguste Renoir - Ambroise Vollard au foulard rouge
Jean Carriès - Mon portrait
Emile Gallé - Vase à deux anses
Georges-Henri Lemaire - Le Silence ou Immortalité
Charles-Alexandre Giron - La Femme aux gants, dite La Parisienne
Paul Sérusier - Tricoteuse au bas rose
Pierre-Auguste  Renoir - Portrait de Madame de Bonnières
Berthe Morisot - Jeune fille en décolleté - La fleur aux cheveux
Pierre Bonnard - Conversation à Arcachon
Pierre-Adrien Dalpayrat - Plat : Le Jugement de Pâris
Joseph-Marius Avy  - Bal blanc
Marie Constantine Bashkirtseff - Parisienne, portrait d’Irma
Maurice Denis - Baigneuses à Perros-Guirec
Fernand Pelez - La Vachalcade
Camille  Pissarro - Le Pont Royal et le Pavillon de Flore
Alfred Sisley - L’église de Moret (le soir)
Théophile Alexandre Steinlen - Bal du 14 juillet

Pénélope

Antoine
Bourdelle
Montauban, 1861 - Le Vésinet, 1929
1909
Bronze, d’après le modèle plâtre
H. : 173 ; l. : 63 ; P. : 63 cm

Entre 1905 et 1912, Bourdelle se consacre à la figure de Pénélope, femme d’Ulysse, qui attendit fidèlement le retour de son mari. Il en crée trois versions de tailles différentes, avec quelques variantes.

Celle que le Petit Palais possède en est une version intermédiaire, sans fuseau, le pied saillant. Il s’agit du second exemplaire de la Pénélope intermédiaire, fondu sans doute entre 1924 et 1946.
A l’origine de l’oeuvre, on trouve au Musée Bourdelle plusieurs croquis qu’il fit de la silhouette de son élève, sa future seconde épouse, Cléopâtre Sévastos contemplant une œuvre d’art dans un musée londonien.
L’un d’eux est sous-titré avec poésie Sevastos devant les divins Hindous et daté d’août 1906. Le visage de Pénélope doit en revanche beaucoup à celui de sa première épouse, Stéphanie van Parys.

Pénélope reflète des influences diverses, à l’œuvre dans la sculpture de Bourdelle depuis les années 1900. Elle doit à la Grèce antique sa position hanchée, qu’on appelle un contraposto, et son drapé de caryatide ; elle a l’attitude d’une tanagra, ces statuettes antiques si collectionnées au tournant du siècle. Elle emprunte ses formes pleines à la statuaire indienne, dont Bourdelle est un grand admirateur. Sa sinuosité rappelle celle des Vierges gothiques parisiennes du XIVe siècle. Ces références savantes sont mises au service d’une construction très moderne en plans géométriques, et d’un socle original, presque cubiste, qui ancrent l’œuvre dans la modernité.
A. S.

Numéro d'inventaire: 
PPS01524 - Inscrit à l’inventaire en 1936
Numéro d'inventaire : PPS01524 - Inscrit à l’inventaire en 1936
Salle 8. Cézanne et la modernité
Section : Paris 1900
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