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Jean-Baptiste-Camille Corot - Marietta, dite L’odalisque romaine
Jean-Baptiste Carpeaux - Mademoiselle Fiocre
Louis-Ferdinand  Lachassaigne - Vase - Van Dyck peignant son premier tableau
Charles Durand dit Carolus-Duran - Mademoiselle de Lancey
Jean-Auguste-Dominique Ingres - François 1er reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci
Eugène Delacroix - Combat du Giaour et du Pacha
Jacob Mardochée dit Jacob-Petit - Pendule au mameluk
Jean-Baptiste Carpeaux - Buste de Samuel Welles de La Valette
Gustave Courbet - Courbet au chien noir
Édouard Manet - Portrait de Théodore Duret
Louis Léopold Boilly - Portrait de mademoiselle Athénaïs d’Albenas
Paul Gauguin - Vieil homme au bâton
Jean-Baptiste Carpeaux - Ugolin
Jan  Van Beers   - Les funérailles de Charles le Bon, Comte de Flandre, célébrées à Bruges dans l’église Saint-Christophe le 22 avril 1127
Gustave Courbet - La sieste pendant la saison des foins (montagne du Doubs)
Alfred de Dreux - Portrait de Monsieur et Madame Mosselman et de leurs deux filles
Jean-Désiré Ringel d'Illzach - Portrait de Jeanne et Mme Albert Dammouse
Octave  Penguilly L’Haridon  - Côtes de Belleville
Gustave Doré - La Vallée de larmes
Gustave Doré - L’Ascension
Camille  Pissarro - Le Pont Royal et le Pavillon de Flore

Paysage au tombeau

Théodore
Géricault
Rouen, 1791 - Paris, 1824
Vers 1818
Huile sur toile
H. : 250 ; L. : 220 cm

Peu après son échec au Prix de Rome, Géricault part pour l’Italie, en octobre 1816. A peine arrivé à Rome, il visite la chapelle Sixtine pour y admirer les fresques de Michel-Ange. Mais c’est surtout dans les rues que le jeune peintre trouve son inspiration.
Critique envers la routine de l’École de Rome, le jeune Géricault reste à l’écart de la communauté artistique française. Il revient à Paris, dès l’automne 1817, et y entreprend son oeuvre monumentale, Le Radeau de la méduse (1819, Paris, musée du Louvre).

Le Paysage au tombeau, dont la genèse comme la destination restent énigmatiques, fut sans doute peint avec deux autres grands paysages en 1818, lorsque Géricault rentre en France. La vaste perspective ponctuée d’éléments d’architecture est conforme aux règles du paysage composé héritées de Poussin. Il en émane cependant une impression d’inquiétude et d’étrangeté significative d’une sensibilité nouvelle annonciatrice du Romantisme.

Les montagnes visibles dans le lointain, évoquent la barrière des Alpes que les voyageurs doivent franchir pour gagner l’Italie. Le ciel nuageux donne une tournure dramatique au site escarpé dominé par une architecture en ruine. Le bâtiment perché sur un éperon rocheux reprend le plan circulaire du tombeau antique de Cecilia Metella. L’embarcation vers laquelle se dirige le couple apeuré rappelle la barque de Charon, qui dans la mythologie reçoit les âmes des morts et leur fait traverser le fleuve Achéron. Au centre de la composition, un pilori où sont exhibés des membres humains, se réfère avec un réalisme morbide au supplice infligé aux brigands qui rançonnaient les routes du sud de l’Italie.

Abordant pour cette unique fois le paysage, Géricault manifeste déjà la profonde originalité de son art, qui fit l’admiration de la génération romantique.
I. C.

Numéro d'inventaire: 
PDUT01170
Numéro d'inventaire : PDUT01170
Mode d'acquisition : Achat, 1970
Salle 23. Delacroix et le Romantisme
Section : XIXe siècle
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