+ TOUS LES MUSÉES DE LA VILLE DE PARIS

DéCOUVREZ LES 14 MUSéES DE LA VILLE DE PARIS

» Fermer
Georges Clairin - Portrait de Sarah Bernhardt
Armand Point - Coffret «aux paons»
Camille Alaphilippe - La Femme au singe
Aristide  Maillol - Femme nue assise, la main gauche sur la tête. Etude pour la Méditerranée
Louis-Robert Carrier-Belleuse - Vase La Lutte pour la vie
Léon  Lhermitte - Les Halles
Fernand Pelez - La Mort de l'empereur Commode
Pierre-Auguste Renoir - Ambroise Vollard au foulard rouge
Jean Carriès - Mon portrait
Emile Gallé - Vase à deux anses
Georges-Henri Lemaire - Le Silence ou Immortalité
Charles-Alexandre Giron - La Femme aux gants, dite La Parisienne
Paul Sérusier - Tricoteuse au bas rose
Pierre-Auguste  Renoir - Portrait de Madame de Bonnières
Berthe Morisot - Jeune fille en décolleté - La fleur aux cheveux
Pierre Bonnard - Conversation à Arcachon
Pierre-Adrien Dalpayrat - Plat : Le Jugement de Pâris
Joseph-Marius Avy  - Bal blanc
Marie Constantine Bashkirtseff - Parisienne, portrait d’Irma
Maurice Denis - Baigneuses à Perros-Guirec
Fernand Pelez - La Vachalcade
Alfred Sisley - L’église de Moret (le soir)
Théophile Alexandre Steinlen - Bal du 14 juillet
Edmond  Aman-Jean - Miss Ella Carmichaël

La Bouchée de pain, esquisses

Fernand
Pelez
Paris, 1848 – Paris, 1913
Vers 1904
Huile sur toile
H. : 179 ; L. : 70 cm

Une file des miséreux, jeunes et vieux, se dirige vers la soupe qui leur sera distribuée dans les locaux de la Bouchée de pain. La scène se déroule dans une rue de Paris, un matin d’hiver à la lumière des réverbères. L’usure des vêtements et la gestuelle des corps en marche en disent long sur la condition de ces ouvriers sans travail. Habitant de la Butte Montmartre, le peintre Fernand Pelez offre un témoignage saisissant de vérité sur le Paris populaire de la fin du XIXe siècle.

La Bouchée de pain est le seul tableau peint par Pelez pour l’Etat à l’occasion d’une commande du ministère des beaux-arts en 1881. La mise en œuvre de cette grande composition (Fonds national d’art contemporain) ne débutera qu’après 1900 et s’achèvera en 1908. Dix esquisses préparatoires sont conservées au Petit Palais. Elles sont peintes dans un camaïeu de bruns à la manière des lavis d’encre. Les personnages sont représentés par groupe ou individuellement, grandeur nature. Des hommes de la rue sont venus poser dans l’atelier de Pelez situé 62 boulevard de Clichy. Certains modèles sont jeunes et portent des vêtements d’ouvriers. D’autres plus âgés, vêtus de haillons, ont basculé dans la précarité.
La pauvreté urbaine touche en priorité une main-d’œuvre peu qualifiée, les malades et les accidentés du travail, que les crises économiques laissent sans emploi et sans ressource. Face au retard des réformes sociales, les organismes catholiques occupent encore à la fin du XIXe siècle une place prédominante dans l’action caritative. Ouverte rue Cujas, l’œuvre de la Bouchée de pain s’est nommée ainsi en référence au dernier repas de Jésus avec les apôtres.
Josephin Péladan, qui rédige l’éloge funèbre de Pelez en 1913, ne manque pas de souligner cette étroite correspondance entre l’art du peintre et la pensée chrétienne de son temps : « C’est un mystique, il a donné aux gueux la plus pure, la plus belle exécution picturale qu’on puisse rêver. Son pinceau a essuyé sur le visage du malheureux les larmes de la douleur injuste, et il mérite ce titre insigne de peintre ordinaire de Sa majesté seule chrétienne la Misère »
I.C.

Numéro d'inventaire: 
PPP03692
Numéro d'inventaire : PPP03692
Mode d'acquisition : Donation Marie Reine Nina Pelez de Cordova et Marie Marguerite Pelez de Cordova, 1913
Salle 3 : Roll et le Naturalisme
Section : XIXe siècle
Passer votre souris sur l'oeuvre pour la voir en détail.