+ TOUS LES MUSÉES DE LA VILLE DE PARIS

DéCOUVREZ LES 14 MUSéES DE LA VILLE DE PARIS

» Fermer
Jean-Baptiste-Camille Corot - Marietta, dite L’odalisque romaine
Jean-Baptiste Carpeaux - Mademoiselle Fiocre
Louis-Ferdinand  Lachassaigne - Vase - Van Dyck peignant son premier tableau
Charles Durand dit Carolus-Duran - Mademoiselle de Lancey
Jean-Auguste-Dominique Ingres - François 1er reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci
Eugène Delacroix - Combat du Giaour et du Pacha
Jacob Mardochée dit Jacob-Petit - Pendule au mameluk
Jean-Baptiste Carpeaux - Buste de Samuel Welles de La Valette
Gustave Courbet - Courbet au chien noir
Édouard Manet - Portrait de Théodore Duret
Louis Léopold Boilly - Portrait de mademoiselle Athénaïs d’Albenas
Paul Gauguin - Vieil homme au bâton
Jean-Baptiste Carpeaux - Ugolin
Jan  Van Beers   - Les funérailles de Charles le Bon, Comte de Flandre, célébrées à Bruges dans l’église Saint-Christophe le 22 avril 1127
Gustave Courbet - La sieste pendant la saison des foins (montagne du Doubs)
Alfred de Dreux - Portrait de Monsieur et Madame Mosselman et de leurs deux filles
Jean-Désiré Ringel d'Illzach - Portrait de Jeanne et Mme Albert Dammouse
Octave  Penguilly L’Haridon  - Côtes de Belleville
Gustave Doré - La Vallée de larmes
Gustave Doré - L’Ascension
Camille  Pissarro - Le Pont Royal et le Pavillon de Flore
Paul Delaroche - Portrait d'Horace Delaroche

Portrait de Monsieur et Madame Mosselman et de leurs deux filles

Alfred
de Dreux
Paris, 1810 - Paris, 1860
1848
Huile sur toile
H. : 200 ; L. : 265 cm

Ce grand portrait de famille, réalisé par de Dreux pour le Salon de 1848, célèbre un art de vivre et une réussite sociale. L’œuvre au format monumental répond aux exigences d’un portrait d’apparat tout en le transformant en une scène de genre : une promenade au bois à l’ombre des grands arbres d’une allée cavalière.
L’œuvre fait référence à l’usage, sous la monarchie de Juillet, de se promener à cheval ou en voiture attelée le long des Champs-Elysées. Les membres de la famille Mosselman font cercle autour d’Eugènie Gazzani, assise dans un petit-duc attelé de poneys Shetlands. Son époux est à cheval aux côtés de leur fille aînée, Charlotte, tandis que Pauline, la cadette, leur fait  face de l’autre côté de l’attelage. Les tenues élégantes, mais sans apprêts, des Mosselman, montrent une richesse de camaïeux roses et blancs sur lesquels joue la lumière contrastée de la clairière.
De Dreux démontre dans cette œuvre très aboutie, qu’il est un portraitiste aguerri mais surtout un peintre animalier dont les chevaux semblent prendre une part active à la scène. La course des whippets, compagnons de chasse et de promenade, complètent d’une touche très britannique la halte des cavaliers. Le paysage, dans lequel il ne faut pas chercher la description d’un site précis, utilise, avec sa longue perspective boisée et sa végétation luxuriante, un motif cher aux peintres de Barbizon et aux paysagistes anglais.

De ses débuts au Salon de 1831, jusqu’à sa dernière participation en 1859, de Dreux connaît le succès comme peintre de la cour d’Orléans et comme spécialiste des sujets équestres très appréciés de la haute société. L’anglomanie qui touche alors la société parisienne et accompagne une nouvelle sensibilité artistique, développe un sentiment de la nature dont l’art du paysage et les loisirs équestres comptent parmi les expressions privilégiées.

En s’adressant à de Dreux pour la réalisation de leur portrait de famille, les Mosselman sont en adéquation avec cette société brillante de la monarchie de Juillet, ouverte aux modes nouvelles, qui, un temps éclipsée par la Révolution de 1848 et l’exil en Angleterre de la famille d’Orléans, retrouvera son faste sous le second Empire. La famille Mosselman devait sa fortune aux mines et aux fonderies de zinc qu’elle possèdait en Belgique. Alfred Mosselman fut aussi connu du tout Paris littéraire et mondain pour sa longue liaison avec Madame Sabatier, égérie de Clésinger et de Baudelaire, dont le salon fut célèbre.
I.C.

Marques Inscriptions Poinçons : 
Signé, daté en bas à droite : Alfred De Dreux 1848
Numéro d'inventaire: 
PP-PDUT01178
Numéro d'inventaire : PP-PDUT01178
Mode d'acquisition : Achat sur les arrérages du legs Dutuit, 1970
Salle 3. Roll et le Naturalisme
Section : XIXe siècle
Passer votre souris sur l'oeuvre pour la voir en détail.