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Jean-Baptiste-Camille Corot - Marietta, dite L’odalisque romaine
Jean-Baptiste Carpeaux - Mademoiselle Fiocre
Louis-Ferdinand  Lachassaigne - Vase - Van Dyck peignant son premier tableau
Charles Durand dit Carolus-Duran - Mademoiselle de Lancey
Jean-Auguste-Dominique Ingres - François 1er reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci
Eugène Delacroix - Combat du Giaour et du Pacha
Jacob Mardochée dit Jacob-Petit - Pendule au mameluk
Jean-Baptiste Carpeaux - Buste de Samuel Welles de La Valette
Gustave Courbet - Courbet au chien noir
Édouard Manet - Portrait de Théodore Duret
Louis Léopold Boilly - Portrait de mademoiselle Athénaïs d’Albenas
Paul Gauguin - Vieil homme au bâton
Jean-Baptiste Carpeaux - Ugolin
Jan  Van Beers   - Les funérailles de Charles le Bon, Comte de Flandre, célébrées à Bruges dans l’église Saint-Christophe le 22 avril 1127
Gustave Courbet - La sieste pendant la saison des foins (montagne du Doubs)
Alfred de Dreux - Portrait de Monsieur et Madame Mosselman et de leurs deux filles
Jean-Désiré Ringel d'Illzach - Portrait de Jeanne et Mme Albert Dammouse
Octave  Penguilly L’Haridon  - Côtes de Belleville
Gustave Doré - La Vallée de larmes
Gustave Doré - L’Ascension
Camille  Pissarro - Le Pont Royal et le Pavillon de Flore
Paul Delaroche - Portrait d'Horace Delaroche

Le Pont Royal et le Pavillon de Flore

Camille
Pissarro
Saint-Tomas, Antilles danoises, 1830 - Paris, 1903
1903
Huile sur toile
H : 54,5 cm ; L : 65 cm

Au printemps 1903, Pissarro emménage temporairement dans un hôtel quai Voltaire, sur la rive gauche de la Seine. De sa chambre il peut observer le pont Royal et le Pavillon de Flore qui termine les bâtiments du Louvre longeant la Seine, au sud-ouest.
Vers 1890, les impressionnistes s’étaient tous éloignés de Paris, abandonnant le domaine de la peinture urbaine. Inversement, Pissarro qui avait surtout été un peintre de la terre et de la vie rurale, consacrait, dans la dernière décennie de sa vie, une partie de son œuvre à la physionomie des villes. Cet aspect de son travail comprend des séries de ports et les ponts issus de voyages en Normandie, à Rouen, au Havre et à Dieppe et des vues du centre de Paris, les boulevards, le palais du Louvre et les quais de bord de Seine.

Après avoir appliqué les principes du néo-impressionnisme, sa peinture marquait un retour vers le style des années soixante-dix, avec une surface picturale très travaillée, des compositions bien structurées, une palette claire. Ces vues urbaines, comme celle du musée du Petit Palais, étaient toujours peintes depuis un logement, ce qui donne un point de vue surélevé par rapport au niveau de la rue. Le choix de cette position est dû en partie aux affections oculaires qui touchent alors le peintre, mais aussi au désir de capter le fourmillement de la vie urbaine, depuis un poste d’observation stable, donnant une grande largeur de champ visuel.

Pissarro a traduit par des tons pastel appliqués par touches denses et presque rugueuses la lumière d’un matin de printemps. La composition quadripartite, eau - ciel - rive gauche - rive droite, s’organise symétriquement autour de l’axe du pont qui donne profondeur et équilibre à cette vue plongeante.

Ce paysage est l’un des derniers peints par Pissarro qui décéda quelques mois plus tard. Il achève l’itinéraire pictural parisien commencé aux Tuileries, quatre ans auparavant, faisant du Louvre le pivot central de ces ultimes années urbaines. Cette peinture fut achetée par la Ville de Paris au quatrième fils du peintre, Rodolphe Pissarro, en 1905.
I.C.

Marques Inscriptions Poinçons : 
Signé et daté en bas à droite : C. Pissarro 1903
Numéro d'inventaire: 
PPP134
Numéro d'inventaire : PPP134
Mode d'acquisition : Achat, 1905
Salle 7 : Monet et la peinture de paysage
Section : Paris 1900
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