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Jean-Baptiste-Camille Corot - Marietta, dite L’odalisque romaine
Jean-Baptiste Carpeaux - Mademoiselle Fiocre
Louis-Ferdinand  Lachassaigne - Vase - Van Dyck peignant son premier tableau
Charles Durand dit Carolus-Duran - Mademoiselle de Lancey
Jean-Auguste-Dominique Ingres - François 1er reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci
Eugène Delacroix - Combat du Giaour et du Pacha
Jacob Mardochée dit Jacob-Petit - Pendule au mameluk
Jean-Baptiste Carpeaux - Buste de Samuel Welles de La Valette
Gustave Courbet - Courbet au chien noir
Édouard Manet - Portrait de Théodore Duret
Louis Léopold Boilly - Portrait de mademoiselle Athénaïs d’Albenas
Paul Gauguin - Vieil homme au bâton
Jean-Baptiste Carpeaux - Ugolin
Jan  Van Beers   - Les funérailles de Charles le Bon, Comte de Flandre, célébrées à Bruges dans l’église Saint-Christophe le 22 avril 1127
Gustave Courbet - La sieste pendant la saison des foins (montagne du Doubs)
Alfred de Dreux - Portrait de Monsieur et Madame Mosselman et de leurs deux filles
Jean-Désiré Ringel d'Illzach - Portrait de Jeanne et Mme Albert Dammouse
Octave  Penguilly L’Haridon  - Côtes de Belleville
Gustave Doré - La Vallée de larmes
Gustave Doré - L’Ascension
Camille  Pissarro - Le Pont Royal et le Pavillon de Flore
Paul Delaroche - Portrait d'Horace Delaroche

Courbet au chien noir

Gustave
Courbet
Ornans (Doubs), 1819 – La Tour-de-Peilz (Suiss), 1877
1842-1844
Huile sur toile
H. : 46,3 ; L. : 55,5 cm

Gustave Courbet s’est représenté comme le jeune rapin qu’il était alors, d’une élégance bohême, se déplaçant avec son carton à dessin et son épagneul noir à la recherche du motif. La tête fine, encore imberbe, encadrée de longs cheveux noirs et bouclés, nous restitue la beauté d’un jeune homme sûr de lui et déjà prêt à conquérir Paris.
La perspective en contre-plongée laisse voir à droite un paysage de campagne qui évoque les reliefs escarpés du Doubs, région natale que Courbet aimait par-dessus tout. Il y retourna tous les étés peindre ce pays d’Ornans, à proximité des montagnes du Jura et de la Suisse.

On remarque dans le ciel lumineux à l’arrière plan, les débuts de l’application des couleurs au couteau, technique développée par la suite par le peintre avec une remarquable dextérité. Ce portrait, sans doute le premier, s’inscrit dans la série des autoportraits de jeunesse dont la date d’exécution est souvent difficile à établir. Celui du Petit Palais fut exposé en 1844 sous le titre Portrait de l’auteur au numéro 414 du catalogue. Pour la première fois Courbet avait la satisfaction de voir une de ses œuvres acceptée au Salon.

La peinture montre les traces de nombreuses retouches et repentirs. Elle semble avoir été conçue au départ pour un format cintré, à destination peut-être d’un dessus de porte comme le laisserait deviner sa perspective surélevée. La date de 1842 a dû être mise par Courbet à posteriori.
I.C.

Marques Inscriptions Poinçons : 
Signé et daté en bas à gauche : Gustave Courbet 1842
Numéro d'inventaire: 
Inv. PPP00731
Numéro d'inventaire : Inv. PPP00731
Mode d'acquisition : Don Juliette Courbet, 1909
Salle 16 : Portraits réalistes
Section : XIXe siècle
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