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Jean-Baptiste-Camille Corot - Marietta, dite L’odalisque romaine
Jean-Baptiste Carpeaux - Mademoiselle Fiocre
Louis-Ferdinand  Lachassaigne - Vase - Van Dyck peignant son premier tableau
Charles Durand dit Carolus-Duran - Mademoiselle de Lancey
Jean-Auguste-Dominique Ingres - François 1er reçoit les derniers soupirs de Léonard de Vinci
Eugène Delacroix - Combat du Giaour et du Pacha
Jacob Mardochée dit Jacob-Petit - Pendule au mameluk
Jean-Baptiste Carpeaux - Buste de Samuel Welles de La Valette
Gustave Courbet - Courbet au chien noir
Édouard Manet - Portrait de Théodore Duret
Louis Léopold Boilly - Portrait de mademoiselle Athénaïs d’Albenas
Paul Gauguin - Vieil homme au bâton
Jean-Baptiste Carpeaux - Ugolin
Jan  Van Beers   - Les funérailles de Charles le Bon, Comte de Flandre, célébrées à Bruges dans l’église Saint-Christophe le 22 avril 1127
Gustave Courbet - La sieste pendant la saison des foins (montagne du Doubs)
Alfred de Dreux - Portrait de Monsieur et Madame Mosselman et de leurs deux filles
Jean-Désiré Ringel d'Illzach - Portrait de Jeanne et Mme Albert Dammouse
Octave  Penguilly L’Haridon  - Côtes de Belleville
Gustave Doré - La Vallée de larmes
Gustave Doré - L’Ascension
Camille  Pissarro - Le Pont Royal et le Pavillon de Flore
Paul Delaroche - Portrait d'Horace Delaroche

Côtes de Belleville

Octave
Penguilly L’Haridon
Paris, 1811 - Paris, 1870
1868
Huile sur toile
H. 76,5 x l. 90 cm

Né à Paris dans une famille originaire de Pleyben, dans le Finistère, Octave Penguilly L’Haridon intègre l’Ecole Polytechnique en 1831. Il conjugue rapidement sa carrière militaire à une formation artistique auprès du peintre Charlet, sans renoncer toutefois à ses fonctions d’officier, qui lui valent de devenir directeur du musée de l’Artillerie à partir de 1854. Le peintre expose au Salon de 1835 à 1870. S’il traite volontiers des sujets historiques en armure, tant sur toile que dans le domaine de l’illustration, il est surtout connu de nos jours comme l’un des premiers et des plus originaux chantres du paysage breton.

Cette originalité lui vaut l’admiration de Baudelaire dans ses critiques du Salon, enthousiasme que l’on retrouve chez Théophile Gautier : « Loin du chemin des hommes, le long des baies désertes, dans les criques connues du goéland et de la mouette, il [Octave Penguilly L’Haridon] va en quête de roches aux configurations étranges et monstrueuses, d’horizons bizarrement déchiquetés, de mers glauques et céruléennes, et, avec une exactitude de daguerréotype, il reproduit des sites scrupuleusement vrais qu’on croirait pris dans la Lune ou dans Mars, tant ils diffèrent des aspects qu’on a l’habitude de voir » (Abécédaire du Salon de 1861, p. 305).

En effet, par son aspect minéral et son cadrage étonnant faisant l’économie du ciel, cette vue des côtes normandes de Belleville (Seine-Maritime) peinte en 1868 évoque l’univers presque fantastique des meilleures toiles de l’artiste. Présentée au Salon de 1869 (Côtes de Belleville, n° 1895) avec une autre variation sur le thème des falaises (Les Spatules, n° 1894, acquis par l’Etat et envoyé au musée des Beaux-Arts de La Rochelle), cette marine est l’un des derniers chefs d’œuvre de l’artiste, mort en 1870.

C. L.

Marques Inscriptions Poinçons : 
Signé et daté en bas à gauche
Numéro d'inventaire: 
PPP04981
Numéro d'inventaire : PPP04981
Mode d'acquisition : Achat, 2013
Salle 18. Moreau et le Symbolisme
Section : XIXe siècle
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