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Georges Clairin - Portrait de Sarah Bernhardt
Armand Point - Coffret «aux paons»
Camille Alaphilippe - La Femme au singe
Aristide  Maillol - Femme nue assise, la main gauche sur la tête. Etude pour la Méditerranée
Louis-Robert Carrier-Belleuse - Vase La Lutte pour la vie
Léon  Lhermitte - Les Halles
Fernand Pelez - La Mort de l'empereur Commode
Pierre-Auguste Renoir - Ambroise Vollard au foulard rouge
Jean Carriès - Mon portrait
Emile Gallé - Vase à deux anses
Georges-Henri Lemaire - Le Silence ou Immortalité
Charles-Alexandre Giron - La Femme aux gants, dite La Parisienne
Paul Sérusier - Tricoteuse au bas rose
Pierre-Auguste  Renoir - Portrait de Madame de Bonnières
Berthe Morisot - Jeune fille en décolleté - La fleur aux cheveux
Pierre Bonnard - Conversation à Arcachon
Pierre-Adrien Dalpayrat - Plat : Le Jugement de Pâris
Joseph-Marius Avy  - Bal blanc
Marie Constantine Bashkirtseff - Parisienne, portrait d’Irma
Maurice Denis - Baigneuses à Perros-Guirec
Fernand Pelez - La Vachalcade
Alfred Sisley - L’église de Moret (le soir)
Théophile Alexandre Steinlen - Bal du 14 juillet
Edmond  Aman-Jean - Miss Ella Carmichaël

Portrait de Madame de Bonnières

Pierre-Auguste
Renoir
Limoges, 1841 - Cagnes, 1919
1889
Huile sur toile
117 x 89 cm

Épouse du romancier et critique au journal Le Figaro Robert de Bonnières, Henriette a trente-cinq ans lorsqu’elle pose pour Renoir.

Le peintre est alors le seul parmi les impressionnistes à vivre de ses talents de portraitiste. A la fin des années 1870, lorsque l’échec commercial des expositions impressionnistes le pousse à revenir au Salon officiel, il s’y présente en effet comme peintre de portraits. Sa clientèle est composée d’un petit groupe de mécènes, des banquiers pour la plupart, qui lui demandent des portraits de leur femme et de leurs enfants. Renoir exécute ces commandes plus rapidement qu’il n’est d’usage à l’époque. Trois séances de pose peuvent suffire pour un grand portrait à mi-corps. Les tarifs du peintre sont ainsi bien inférieurs à ceux des portraitistes habituels de la haute bourgeoisie, tels Léon Bonnat, Paul Baudry ou Carolus-Duran.

Renoir, qui n’est pas très satisfait de son portrait, se heurte à la difficulté de fixer ce visage au teint pâle et cette silhouette gracile bien éloignée du canon de beauté qu’il affectionne, celui des jeunes filles de Montmartre aux formes pleines et aux joues colorées. Dans ce singulier tableau l’audace des couleurs, aux touches vibrantes, contraste avec l’aspect conventionnel de la mise en scène dans un intérieur bourgeois. D’autres artistes, aux styles les plus divers, tels Blanche, Tissot, Helleu, Forain et Besnard feront également le portrait de la belle Henriette de Bonnières.
I.C.

Marques Inscriptions Poinçons : 
Signé et daté en bas à droite : Renoir 89
Numéro d'inventaire: 
PPP02364
Numéro d'inventaire : PPP02364
Mode d'acquisition : Legs Ambroise Vollard, 1945
Salle 8. Cézanne et la modernité
Section : XIXè siècle
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