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Georges Clairin - Portrait de Sarah Bernhardt
Armand Point - Coffret «aux paons»
Camille Alaphilippe - La Femme au singe
Aristide  Maillol - Femme nue assise, la main gauche sur la tête. Etude pour la Méditerranée
Louis-Robert Carrier-Belleuse - Vase La Lutte pour la vie
Léon  Lhermitte - Les Halles
Pierre-Auguste Renoir - Ambroise Vollard au foulard rouge
Jean Carriès - Mon portrait
Emile Gallé - Vase à deux anses
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Paul Sérusier - Tricoteuse au bas rose
Pierre-Auguste  Renoir - Portrait de Madame de Bonnières
Berthe Morisot - Jeune fille en décolleté - La fleur aux cheveux
Pierre Bonnard - Conversation à Arcachon
Pierre-Adrien Dalpayrat - Plat : Le Jugement de Pâris
Joseph-Marius Avy  - Bal blanc
Marie Constantine Bashkirtseff - Parisienne, portrait d’Irma
Maurice Denis - Baigneuses à Perros-Guirec
Fernand Pelez - La Vachalcade
Camille  Pissarro - Le Pont Royal et le Pavillon de Flore
Alfred Sisley - L’église de Moret (le soir)
Théophile Alexandre Steinlen - Bal du 14 juillet

Deux nus dans un paysage. Femmes en chapeau. Étude de paysage

Aristide
Maillol
Banyuls-sur-Mer, 1861 – Perpignan, 1944
Vers 1895
Huile sur toile peinte recto-verso
H. : 97 x L. : 122 cm

Cette peinture, a pour particularité d’être peinte recto-verso. Elle nous indique comment Maillol a travaillé simultanément de plusieurs manières, au cours des années 1890, qui furent pour lui une période d’expérimentation.
Avant de connaître un immense succès en tant que sculpteur, Maillol s’est en effet consacré à la peinture tout en s’intéressant aux arts décoratifs. Formé auprès des maîtres  académiques, Alexandre Cabanel puis Jean-Paul Laurens, le jeune boursier de la ville de Banyuls s’est rapidement rapproché d’artistes plus novateurs.Revendiquant d’abord l’influence de Courbet, Maillol s’intéresse à l’Impressionnisme puis aux innovations de Seurat et de Gauguin dont l’exposition au café Volpini en 1889 donne naissance au groupe des Nabis.

A son entrée dans les collections du musée, grâce au marchand d’art Ambroise Vollard, cette œuvre était recouverte au verso d’une toile de doublage. En 1974, ce doublage fut enlevé et laissa apparaître deux études divisionnistes aux couleurs claires, tandis que l’autre face était  traitée dans un style synthétiste, portant témoignage du rapprochement de Maillol avec les Nabis.
La face principale représente un jardin imaginaire à la manière des cartons de tapisseries que Maillol dessine, cherchant alors à renouer avec l’esprit médiéval. La nature y prend l’aspect d’un décor aux courbes sinueuses et à la lumière irréelle. Les arbres encadrent les figures hiératiques des deux baigneuses parentes de celles des grands décors de Puvis de Chavannes. Au verso les deux femmes en chapeaux ainsi que l’esquisse de paysage relèvent de l’esthétique néo-impressionniste.
Ainsi, par le hasard de ce réemploi au revers d’une toile, sont réunis sur une même œuvre les trois thèmes majeurs de Maillol peintre : le paysage, le portrait en plein air et le nu féminin où l’on retrouve l’imbrication subtile des figures et du végétal.
I.C.

Donateur, testateur ou vendeur : 
Don Ambroise Vollard, vers 1937
Numéro d'inventaire: 
PPP02468
Numéro d'inventaire : PPP02468
Oeuvre non exposée actuellement
Section : Paris 1900
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